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Le Laos dans l’Indochine française

1859 : Intervention française à Saigon.


1861 : Henri Mouhot, qui a été l’un des premiers découvreurs d’Angkor, s’avance jusqu’à Luang Prabang mais succombe aux fièvres peu après.


1863 : Le Cambodge, jusqu’alors vassal du Siam, accepte le protectorat de la France.


1866-1868 : La mission dirigée par Ernest Doudart de Lagrée et Francis Garnier remonte le cours du Mékong dans le but de découvrir une voie d’accès à la Chine méridionale. Elle permet d’accumuler de nombreux renseignements sur les populations du Laos rencontrées à cette occasion


1869 : Oun-Kam devient roi à Luang Prabang. Son règne s’achèvera avec la mise sous tutelle de son pays par la France.


1877 : Mission au Laos du médecin français Jules Harmand.


1882 : Nouvelle mission d’exploration du médecin Paul Neïs.


16 juillet 1884 : Traité franco-anglais reconnaissant à la France des droits sur la vallée du Mékong.


1885 : La Birmanie passe sous le contrôle de l’Angleterre.


1885 : La France installe son autorité sur l’ensemble du Vietnam. Elle va naturellement tenter d’étendre son influence sur le Laos voisin en faisant valoir les droits de suzerain du souverain annamite, avec l’intention inavouée de garantir la sécurité du centre et du nord du Vietnam qui ne sont pas encore pacifiés. Depuis 1883, des troupes siamoises combattent dans le nord du Laos les envahisseurs Ho (chinois) qui pillent la région, au même titre que toute une partie du Tonkin où les Français doivent les affronter sous le nom de « Pavillons noirs » ou de « Pavilons rouges ». Le Siam, qui a déjà annexé de fait le royaume de Vientiane, est encouragé dans cette lutte par l’Angleterre qui le pousse à s’emparer de la région concernée afin de contrer les initiatives des Français qui espéraient – comme Jean Dupuis, qui fut dans une certaine mesure à l’origine de la conquête du Tonkin – ouvrir une voie commerciale terrestre vers la Chine du Sud. Deux commissaires siamois sont même installés à Luang Prabang pour contrôler le roi Oun-Kam. La France, maîtresse de fait du Vietnam, ne peut accepter cette situation et obtient de l’empereur Dong Khanh, suzerain théorique du Laos, qu’il proteste vigoureusement, ce qui vaut à ses protecteurs d’obtenir la création à Luang Prabang d’un vice-consulat qui est confié à Auguste Pavie à la fin de 1885. Ce dernier, un ancien sous-officier qui s’était consacré antérieurement à l’équipement télégraphique du Cambodge, arrive à Luang Prabang en février 1887. Il y découvre un souverain dénué de tout pouvoir réel et des commissaires siamois tout puissants.


1887 : Création par la France de l’Union indochinoise regroupant la Cochinchine, le Cambodge, le Tonkin et l’Annam.


Mai 1887 : Les Siamois doivent évacuer Luang Prabang face aux rebelles Ho qui occupent la capitale le 10 juin et entreprennent de la piller et de massacrer la population. C’est Pavie qui organise la fuite du roi qui, parvenu à Pak-Lay, lui demande la protection de la France.


Hiver 1887-1888 : La colonne française du colonel Pernot venue de Hanoi soumet le Sip-Song-Chau-Tai, région intermédiaire entre le Tonkin et le nord du Laos. La France prend ainsi de vitesse le Siam dans une région qu’il souhaitait annexer ou vassaliser. Au cours des mois suivants le chef de bataillon Pennequin, futur commandant militaire du Laos, pacifie les régions séparant le Mékong du fleuve Rouge.


17 mars 1889 : Accord franco-siamois de respect du statu quo au Laos. Il ne sera guère appliqué par les Siamois.


1889 : Création à Paris d’un Syndicat français du haut Laos regroupant des entrepreneurs intéressés par l’établissement de comptoirs sur le cours du Mékong.


1890-1891 : Pavie entreprend l’exploration méthodique des régions du Laos demeurées jusque-là inconnues et obtient la soumission de nombreuses populations jusque-là rebelles comme les Méos. Il est ensuite nommé en 1892 consul général à Bangkok.


3 octobre 1893 : Signature d’un traité franco-siamois qui fait suite à toute une série de provocations perpétrées par les Siamois (enlèvement de deux planteurs français, suicide du consul Massié, représentant français à Luang Prabang, à la suite des affronts infligés par les commissaires siamois, assassinat d’un Français), suivies par l’occupation militaire française de la rive gauche du Mékong et par une démonstration navale devant Bangkok. Par le traité, le Siam accepte l’occupation française de la la rive gauche du Mékong et des îles du fleuve et la création d’une zone démilitarisée de 25 km de large sur la rive droite, zone dans laquelle des comptoirs français pourront s’installer. Les diplomates français ignorent en fait la réalité des frontières ethniques propres à la région car ils auraient pu exiger que, sur la rive droite du fleuve, un vaste territoire s’étendant jusqu’au Menam et peuplé depuis longtemps de Lao soit rattaché au royaume de Luang Prabang protégé par la France. À l’inverse, la région de Muong Sing, qui sera réunie au Laos en 1896 après de longues négociations avec les Britanniques, était en fait jusque-là vassale de la Chine ou de la Birmanie. Des conventions ultérieures, conclues en 1902, 1905 et 1907 permettront au Laos de s’agrandir de nouveaux territoires situés sur la rive droite du Mékong et correspondant aux provinces de Sayabury, Champassak et Sithandone.


1895 : Mort de Oun-Kam.


1898 : Le Laos est inclus dans l’Union indochinoise à l’initiative de Paul Doumer, gouverneur général de l’Indochine de 1897 à 1902. Le budget général de l’Indochine doit combler le lourd déficit du protectorat laotien. Celui-ci est dû dans une large mesure au très faible peuplement du pays, qui impose, pour la réalisation de grands travaux, de faire appel à de la main d’œuvre vietnamienne. C’est auprès de cette minorité immigrée et auprès des populations montagnardes que se développe pour l’essentiel l’activité des missionnaires catholiques, les populations lao, imprégnées depuis longtemps de l’héritage bouddhiste, demeurant très rétives à l’évangélisation.


1899-1910 : Révolte au Nord-Laos du chef indigène Vanna-phoum ; seule sa mort permet d’en venir à bout.


1900 : Le résident supérieur français quitte Savannakhet pour s’établir à Vientiane, qui, ruinée lors de sa mise à sac par les Siamois en 1827, et qui entame dès lors une nouvelle vie de capitale coloniale. Un commissaire du gouvernement français, représentant le résident supérieur de Vientiane, est par ailleurs établi à Luang Prabang où le roi et les principaux dignitaires sont désormais rétribués par la puissance protectrice.


1900 : Publication de la Notice sur le Laos français du lieutenant-colonel Tournier, suivie en 1901 de celle du Laos français de l’administrateur Picanon. Les responsables français ne découvrent que très progressivement les réalités de la nouvelle conquête.


1901 : Révolte des montagnards du plateau des Boloven. Cette insurrection, dite des Pho-Mi-Boun, gagne le bas Laos, la région de Kontum au Vietnam et même le Siam. Les rebelles attaquent Savannakhet en avril 1902 mais sont repoussés avec de lourdes pertes. La révolte est vaincue en 1907 mais l’ordre n’est complètement rétabli qu’en 1910. Le chef de l’insurrection, Kommadan, n’en conserva pas moins des fidèles jusqu’en 1936, au point de justifier, à cette époque, de nouvelles opérations de pacification.


1904 : Mort du roi Sakkarin. Son fils aîné, Sisavang Vong, lui succède et règnera jusqu’en 1959.


1916 : La région de Phong Saly, peuplée de Thaïs et de tribus sino-tibétaines, devient le cinquième territoire militaire de l’Indochine française (les autres sont établis à la frontière sino-tonkinoise). Elle était le théâtre, depuis 1914, d’une insurrection qui avait coûté la vie, en novembre, au commissaire français de Sam Neua, Lambert. Il fallut plusieurs colonnes de tirailleurs annamites commandées par le colonel Friquegnon pour briser le mouvement mais l’ordre n’est rétabli qu’en 1917 et la région demeure peu sûre par la suite.


Juillet 1919-mars 1921 : Révolte des Hmong (Méos) de la région du Xieng Khuang contre l’impôt et les réquisitions. Il faut près de deux ans et l’engagement d’une colonne fortement armée pour en venir à bout.


1921 : La Compagnie saïgonnaise de navigation hérite du monopole dont jouissaient les Messageries fluviales sur la navigation du Mékong. Ce monopole sera supprimé durant la seconde guerre mondiale, après avoir permis à ces compagnies l’obtention de très grosses subventions publiques et la réalisation de bénéfices scandaleux.


1939 : Le Siam prend le nom de Thaïlande, ce qui implique qu’il revendique le rassemblement de tous les territoires thaïs alors que le Siam historique ne correspondait qu’aux régions d’implantation des Thaïs des bassins moyen et inférieur du Menam.


juin 1940-mars 1945 : L’amiral Decoux, haut-commissaire français en Indochine, s’efforce de consolider les liens unissant le Laos à l’Indochine et à la France pour contrecarrer les ambitions thaïlandaises soutenues par le Japon. Cette politique contribue à l’émergence d’un patriotisme lao et c’est alors que le docteur Tong Dy crée l’hymne national.


Août 1940 : Les Japonais obligent les autorités françaises d’Indochine à leur consentir l’occupation de certains points du Tonkin. Ils se posent en libérateurs vis-à-vis des populations indigènes en dénonçant les puissances coloniales européennes et encouragent les revendications de la Thaïlande sur certaines régions occidentales du Cambodge et du Laos.


17 janvier 1941 : Combat naval de Koh Chang qui voit la défaite des bâtiments siamois confrontés aux navires français.


9 mai 1941 : Signature de la paix franco-thaïe. Les Japonais contraignent les Français à céder au gouvernement de Bangkok les provinces cambodgiennes de Battambang et de Siem Reap et les provinces laotiennes de Champassak et de Sayabury. La France rattache la même année la région de Vientiane au royaume de Luang Prabang.


9 mars 1945 : Coup de force japonais en Indochine. Les Français présents au Laos sont arrêtés. Le roi est invité à proclamer en avril l’indépendance du pays et confie le pouvoir au prince Pethsarath qui avait déjà le titre de vice-roi. Celui-ci compte s’appuyer sur les Japonais pour conjurer les menaces que font peser sur le pays les ambitions vietnamiennes et thaïlandaises. Il installe son gouvernement à Vientiane et entame une politique hostile aux éléments vietnamiens de l’administration mais, à Luang Prabang, le prince héritier Savang-Vatthana appelle à résister aux Japonais ; ceux-ci s’emparent de la ville le 5 avril et exilent le prince à Saigon. Le 12 avril, les autorités nippones reconstituent au profit du Vietnam la province du Tran Ninh, résurrection éphémère car la milice lao du prince Say K’am reprend le Xieng Khuang le 10 août.


15 août 1945 : L’effondrement du Japon, consécutif aux deux bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki et à l’intervention soviétique en Mandchourie, fournit aux Français l’opportunité de rétablir leur autorité sur l’Indochine, d’autant que l’intervention des troupes chinoises nationalistes dans le nord du pays suscite des réactions hostiles de la population lao.


29 août 1945 : Proclamation à Hanoi de la République démocratique du Vietnam dont l’exemple ne peut qu’inspirer les nationalistes laotiens.


Septembre 1945 : Fondation du parti Lao-Issara de Cao Pethsarath et Ngon Sananikone qui se donne pour objectif la lutte contre le pouvoir colonial français. Il regroupe tous les partis favorables à l’établissement de la souveraineté laotienne, à l’exception du Lao Pen Lao de Un Sananikone et Nyuy Abhay qui est soutenu et instrumentalisé par la Thaïlande et les États-Unis. Les 1er et 15 septembre, Cao Pethsarath confirme la proclamation d’indépendance et d’unification du mois d’avril précédent. Un gouvernement du royaume lao libre est constitué et, le 4 octobre, Cao Pethsarath demande aux Alliés de le reconnaître.


10 octobre 1945 : Le colonel Imfeld, qui s’est emparé de Luang Prabang le 2 septembre, oblige le roi Sisavang Vong à démettre Pethsarath de ses fonctions de vice-roi et de Premier ministre.


12 octobre 1945 : Une Assemblée du peuple réunie à Vientiane vote une constitution provisoire et désigne un gouvernement présidé par Kammao Vilay, comprenant les princes Souvanna Phouma, et Souvanouvong, frères de Cao Pethsarath, ainsi que Nyuy Abhay et Un Sananikone. Ce nouveau gouvernement dénonce tous les accords conclus avec la France. Le 21 octobre, l’Assemblée destitue le roi et le prince héritier de leurs titres et désigne comme chef de l’État Cao Pethsarath.


10 novembre 1945 : Une assemblée du peuple réunie à Luang Prabang oblige le roi à reconnaître la légitimité du gouvernement constitué à Vientiane. Celui-ci conclut un accord militaire avec la République démocratique du Vietnam proclamée en août.


6 mars 1946 : Par les accords Sainteny-Ho Chi Minh, la République démocratique du Vietnam accepte de faire partie de la Fédération indochinoise et de l’Union française. C’est également en mars 1946 que les accords de Tchoung King, conclus entre la France et les autorités nationalistes chinoises, préparent l’évacuation des troupes chinoises qui s’étaient déployées dans la partie septentrionale de l’Indochine.


23 avril 1946 : Sisavang Vong est réintronisé comme souverain du Laos unifié. Le 24 les forces françaises entrent dans Vientiane et le gouvernement de Pethsarath se réfugie en Thaïlande, à l’exception de Thao Nyuy Abhay qui s’est rallié aux Français. Le 13 mai, c’est Luang Prabang qui est réoccupée par les Français. L’administrateur de Raymond s’installe à Vientiane et conclut avec le prince Savang Vathanna un accord par lequel le prince Boun Oum - héritier du Campassak et qui avait rejoint la résistance française contre les Japonais – acceptait de renoncer à ses droits sur son royaume en permettant ainsi l’unification du Laos. Les nationalistes laotiens poursuivent la lutte et livrent des combats sporadiques jusqu’en septembre dans les régions de Vientiane, de Tha-Khèk et de Savannakhet. Le prince Souvanouvong franchit alors le Mékong et engage contre les forces françaises et lao demeurées loyales à la puissance coloniale des actions limitées de résistance.


Août 1946 : Par un accord signé avec le roi, le principe d’une autonomie du Laos au sein de l’Union française est admis.


11 octobre 1946 : Élections générales dans les onze provinces laotiennes pour désigner les 78 députés appelés à former une Assemblée constituante. Celle-ci désigne un gouvernement provisoire présidé par le prince Kindavong, qui avait lui aussi rejoint la résistance française locale.


Novembre 1946 : La Thaïlande restitue au Laos les provinces de Sayabury et Champassak qu’elle avait annexées à la faveur de l’occupation japonaise.


11 mai 1947 : Promulgation d’une constitution faisant du Laos une monarchie parlementaire. Un nouveau gouvernement est constitué, présidé par le prince Suvannarât, frère de Pethsarath.


23 décembre 1947 : Le Laos et le Cambodge manifestent leur intention de rejoindre l’Union française.


1949 : La démission du gouvernement de Suvannarât entraîne la formation d’un nouveau gouvernernent présidé par le prince Boun Oum, qui démissionnera à son tour au début de 1950 pour laisser place à un gouvernement de Phoui Sananikone.


23 mars 1949 : Formation d’une armée nationale laotienne dont la France, engagée dans la guerre contre le Viet-minh dans le Vietnam voisin, attend qu’elle puisse assurer la stabilité du pays.


19 juillet 1949 : Le roi du Laos, représenté par le prince Boun Oum, et le président de la République française, Vincent Auriol, signent un accord par lequel le Laos entre, avec le Cambodge et le Vietnam, dans l’Union française. Le gouvernement en exil à Bangkok se rallie alors à celui de Vientiane, à l’exception de Pethsarath, qui ne rejoindra son pays qu’en 1957, quand le roi acceptera de lui rendre son titre de « vice-roi ». Au nom de la lutte anticommuniste, les modérés tels que Souvanna Phouma – qui devient Premier ministre en 1951 – se sont ralliés à la solution française mais le prince Souvanouvong entend, lui, poursuivre la lutte en étroite relation avec les forces du Viet-minh ; ses partisans constituent dans l’est du pays, à partir de janvier 1950, des groupes de maquisards qui entretiennent une certaine insécurité sur la route coloniale 9 reliant Dong Ha à Tchépone.


13 août 1950 : Réunion de Tuyen Quang (au Tonkin, sur le territoire de la République démocratique du Vietnam) au cours de laquelle les rebelles favorables au « prince rouge » Souvanouvong désignent un gouvernement laotien en exil présidé par leur chef. Ils fondent le Front national uni du Laos (Néo Lao Isarra) réunissant communistes et nationalistes hostiles à la présence française en Indochine. Une confusion portant sur l’en-tête des documents émis par le parti (« Pathet Lao », ce qui signifie État lao) fit désigner cette organisation sous ce dernier nom.


Avril 1953 : Le Pathet Lao occupe la région de Phong Saly et menace Luang Prabang, en même temps que le Viet-minh contrôle les axes de pénétration du Tonkin vers le Nord-Laos. De nombreux postes français, dont celui de Sam Neua, doivent être abandonnés. C’est à ce moment que le général Salan, commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême Orient organise le camp retranché de Na San que les forces vietnamiennes du général Giap doivent renoncer à emporter. Les Français peuvent alors reprendre l’initiative mais le succès remporté va encourager le général Navarre, le successeur de Salan, à déclencher l’opération Castor d'occupation de Dien Bien Phu.


23 octobre 1953 : L’extension de la rébellion conduit la France et le gouvernement royal laotien à la signature d’un traité d’amitié et d’association par lequel la France s’engage à défendre le Laos, dont l’indépendance est confirmée, contre les entreprises du Viet-minh, ce qui explique l’implantation dans la cuvette de Dien Bien Phu, à l’ouest du Tonkin, d’un camp retranché dont la garnison a pour mission d’interdire les infiltrations de l’ennemi vietminh en direction du Laos.


Décembre 1953 : Trois divisions de l’armée populaire vietnamienne progressent vers le moyen Laos et s’emparent de Thakek. Les Français réagissent en aménageant la base aéroterrestre de Seno. La « bataille des Calcaires » se prolonge tout au long du premier trimestre 1954.


Avril 1954 : Tentatives de diversion et de dégagement de la garnison de Dien Bien Phu à partir du Laos (opérations Albatros et Condor). Elles demeurent sans résultats, faute de moyens suffisants.


7 mai 1954 : Chute du camp retranché de Dien Bien Phu.


20 juillet 1954 : La signature des accords de Genève met un terme à la « guerre d’Indochine » française conduite contre le Viet-minh depuis la fin de 1946. L’indépendance du Laos et du Cambodge est réaffirméee à cette occasion. Dans le cas du Laos, les accords prévoient le retrait des troupes françaises et vietminhs (à l’exception de la garnison de la base aéroterrestre de Seno, dans la région de Savannakhet, et des 1 500 instructeurs mis à la disposition de l’armée laotienne), le regroupement des troupes du Pathet Lao dans les régions de Phong Saly et des Hua Phan, la création d’une Commission internationale de contrôle (CIC) comprenant un Canadien, un Polonais et un Indien, des élections générales en 1955 et la non-adhésion du Laos à une alliance militaire.


1954 : Les États-Unis établissent avec l’OTASE (Organization of Treaty of Asiatic South-East) créée en septembre par le pacte de Manille et avec le SEATO (South East Asia Treaty Organisation) un « cordon sanitaire » autour de la Chine et du Nord-Vietnam communistes. Dans la « stratégie des dominos » imaginée alors à Washington, le Laos tient, du fait de sa position, une place de choix dans le « containment » de la poussée communiste en Asie.


18 septembre 1954 : Le ministre laotien de la Défense, Ku Voravong, opposé à l’adhésion de son pays au SEATO, contraire selon lui aux accords de Genève, est assassiné à Vientiane.


Novembre 1954 : Les troupes vietminhs qui se trouvaient au Laos et au Cambodge évacuent ces deux pays.


26 novembre 1954 : Souvanna Phouma est écarté.

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